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Plouvien
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Plouvien da virviken

Les armoiries

En arrivant à la mairie, nous sommes frappés par les armoiries qui ornent le mur de la salle des mariages. Dessiné par Yann et Mone Nicolas, ce magnifique blason reprend quelques épisodes de notre histoire locale:

Le FOND OR (ou jaune) avec le LION DE SABLE (ou noir) sont les couleurs du Léon, ancien comté où la commune était intégrée par son territoire et le fait que Saint Jaoua ou "Jovin" Irlandais de nation, fut évêque du Léon (celui qui, à sa mort à Brasparts, environ l'an 554, fut néanmoins enseveli à Plouvien).
Le lion tient la crosse de Saint Jaoua, mais la couronne portée par l'animal est celle du comte Hervé de Léon dont le symbole "lion" fut morné par le duc Jean V (le comte ayant dilapidé ses biens).
Le haut de l'Ecu, appelé le CHEF (où existe le "componé", terme héraldique) est un élément de décoration provenant du blason d'une vieille famille de Plouvien sur les terres de laquelle fut construite la commune.
Le "P" du bas de crosse situe le nom de la commune, le FEUILLAGE ROMAN de chaque côté de l'Écu parle du caractère ancien de la chapelle et de l'église, les TENONS à HERMINE révèlent l'appartenance à la Bretagne concrétisée par la banderole avec devise en breton.
La COURONNE MURALE d'or est le souvenir des nombreux manoirs plus ou moins fortifiés existant depuis le Moyen Age dans la contrée.

Le blason

Lecture héraldique :
D'or au lion morné de gueules et couronné d'azur. Componé au chef d'argent et de gueules. Tenant la crosse d'or et le pied d'argent avec la lettre P de Plouvien en crosse.
Soutiens : feuilles d'acanthe romanes de sinople au tenon de sable à une hermine.
Au-dessus du chef, la couronne murale d'or à trois tours.
La devise "PLOUVIEN DA VIRVIKEN" d'argent sur fond de gueules.

Historique

"Les plus anciennes traces de présence humaines relevées dans la commune sont celles laissées par les tumuli, sépultures de l'âge du bronze. Des débris marquent le passage de la civilisation gallo-romaine.

Vers le VIème siècle, la paroisse est fondée par Saint Gwien. Le Moyen Age est marqué par l'érection de la chapelle Saint-Jaoua et d'une commanderie de l'ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem. Au début du XVIème siècel, une épidémie de peste décime une grande partie de la population, puis les années 1661 et 1662 sont marquées par une importante disette, qui entraîne l'augmentation des prix du froment, du seigle, du blé noir et de l'avoine. Plouvien, pays des moulins, en subit de graves conséquences. Neuf ans plus tard, deux violents orages emportent tous les moulins situés sur l'Aber-Benoît. Le XVIIème siècle se clôt par une épidémie de typhus en 1695.

Pendant la révolution, suite à la conscription par tirage au sort, à l'obligation faite au clergé de prêter serment à la Constitution et à la confiscation des biens de l'eglise par l'Etat, de nombreuses escarmouches et manifestations de colère ont lieu, suivies d'emprisonnements.

Au début du XXème siècle, Plouvien tire toujours sa richesse de l'exploitation des terres cultivables et de l'activité de ses nombreux moulins. Les 2000 chevaux dénombrés dans la commune à la veille de la Seconde Guerre mondiale sont un signe de richesse. La foire aux poulains qui a lieu chaque deuxième samedi de juillet est si renomée que l'on y vient du centre du Finistère.

En août 1944, les Allemands en déroute combattent leurs poursuivants américains à Plouvien. La bataille dure plusieurs jours, et le bilan des morts se monte à 30 Américains, 300 Allemands et 33 Plouviennois.

Dans la seconde moitié du XXème siècle, l'activité des moulins péréclite, et le nombre des exploitations agricoles diminue. Mais les activités agroalimentaires se développent, l'agriculture se spécialise dans l'élevage du porc, la production laitière, et l'artisanat se développe, tandis que la population est en augmentation constante."

Cf :"Le Patrimoine des Communes du Finistère" aux Editions FLOHIC